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La rame « Raismes » (matériel bi-courant et bi-tension MI79,
Z8100), vient d’arriver au terminus sud de la ligne B, en gare de
Saint-Rémy. Au devant de la rame, on aperçoit le heurtoir, et au delà
des barrières du PN toujours ouvert de la route des Molières, et
l’amorce du prolongement de la ligne vers Limours.
Note: depuis la prise de vue de cette photo (2001) les installations du
PN et les barrières ouvrantes positionnées après le heurtoir ont été
supprimées.
A 50 m de la gare de Saint-Rémy, l'appareil de voie, en partie
conservé, joignait les sens pairs et impairs en voie unique. Après
fermeture de la ligne, la RATP avait maintenu ce tronçon non déferré
pour autoriser les manœuvres de certains trains, aux dires des riverains
de la ligne.
La boulangerie-pâtisserie
de la Gare, vue de la plate-forme avec au premier plan le levier de
manœuvre de l’aiguille précédente.
Dès la sortie de la gare de Saint-Rémy, la ligne unique remonte
par une rampe sévère et constante de 20 pour mille.
Les restes d’un pont poutre, et d'un rail U36 de 50 kg, au
marquage SNCF.
Au delà de ce point, soit 250 m environ après la gare de
Saint-Rémy, la ligne est totalement déferrée…
La plate forme offre une vue magnifique sur la
fondation de Coubertin, et au loin sur la vallée de Chevreuse, orientée
approximativement est-ouest.
Après avoir été proposée au rachat par les riverains, la
plate-forme est maintenant propriété de la commune de Saint-Rémy et un
lieu de promenades en famille… Cet ouvrage d’art est le dernier situé
sur le territoire de la commune de Saint-Rémy. Les plus imaginatifs
discerneront peut être encore les marques de suie des dernières machines
Mikado qui ont assuré la traction des rames avant l’exploitation par
autorail.
La plate-forme se dirige maintenant vers le sud, vers Boulay-les-Troux, dans le vallon de Saint-Paul, toujours
en rampe de 20 pour mille.
Visible de la plate forme, ici en remblai à 30 m au dessus du fond
du vallon, la tour d’essai, perdue et menaçante dans le décor sylvestre
encore affecté par la tempête de fin 1999, recrée une atmosphère que ne
renierait pas Edgar P. Jacobs.
Plus de deux km après Saint-Rémy, nous
sommes 50 m au dessus de l’actuel terminus du RER B. La plate-forme
traverse la route qui joint Saint-Rémy à
Boullay-les-Troux. La maison du garde-barrière est devenue une
habitation particulière.
Orientée S-S-O/N-N-E, la ligne remontait le ravin de Nervilliers. Dans une belle ambiance de fin d’hiver, nous entrons maintenant dans l’Essonne. |
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La ligne passait sous la D40E entre les Molières et
Boullay-les-Troux, dans le bois de Montabé. L’accès à ce site à partir de la route est
difficile…
La ligne atteint la plaine du Fay, à
plus de 170 mètres d’altitude, et à quelques deux cents mètres de
l’ancienne gare de Boullay-les-Troux,
aujourd’hui disparue. Le plus dur est fait : la ligne a « racheté » les
quelques 90 mètres de dénivellation avec le fond de la vallée de
Chevreuse.
Apres avoir traversé le D40, se dirigeant sud-sud-ouest, la ligne desservait la gare de Boullay-les-Troux, le village éponyme et la commune
voisine des Molières. Nous sommes ici plus poche de Limours que de
Saint-Rémy.
On constate que la ligne a bien quitté la vallée de Chevreuse pour
une région plus rurale, moins urbanisée, même à notre époque, et dont le
nom de « plaine du Fay » est évocateur. Ce
relief constitué de plateaux à vocation agricole, et entrecoupé de
vallées plus ou moins profondes, est caractéristique du Hurepoix, région
comprise entre l’Yvette et l’Orge, et s'étendant de la forêt de
Rambouillet au Gâtinais. Plus au sud, au-delà de
Saint-Arnoult-en-Yvelines et de Dourdan, on entre dans la Beauce.
Il ne reste rien de la gare de Boullay, sauf cette structure, un quai de déchargement probablement à l’usage du service des marchandises… Un court de tennis sur la droite (visible en partie sur la photo 16) occupe ce qui devait être la plate forme de la ligne. |
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La ligne traversait « la plaine du Fay » selon un axe essentiellement nord-sud (de gauche à
droite sur la photo). La maisonnette du Fay, que l’on distingue à droite, était une maison de
garde barrière isolée, et marquait le point culminant de la ligne, à 176
mètres d’altitude.
La maisonnette du Fay, en ruine, est
vue du chemin desservant les fermes du Fay
et de Grignon, à l’endroit exact du PN. La
plate forme ferroviaire, qui traversait le chemin, est ici complètement
envahie par les ronces, et difficile à distinguer à droite de maison.
Battus par les vents, l’arbre mort et la ruine créent en cette journée
d'hiver 2001 une ambiance inquiétante qui rappelle celle des tableaux de
Edward Hopper.
La ligne approchait de son ancien terminus. La plate-forme enjambe
un chemin d’exploitation rural à proximité de
Pecqueuse. Cette commune est la seule en France à porter ce nom,
dont l’origine reste peu claire.
A moins de 2 km du terminus de
Limours, la plate-forme est maintenant orientée E-S-E/O-N-O, et redescend doucement le vallon de la
Prédecelle, un ru qui traverse Limours. Le mécanicien devait
probablement avoir déjà fermé le régulateur, et s’apprêtait à remonter
les crans de marche, le train progressant sur son erre. Le chauffeur
allait pouvoir souffler un peu avant de refaire de l’eau à Limours.
Le viaduc de la ligne de
Gallardon, qui surplombait la gare de Limours
P.O., visible de loin, indiquait aux machinistes et aux voyageurs
que l'on était arrivé au terminus de la ligne de Sceaux et de Limours.
La partie du viaduc, en surplomb de la gare, a aujourd'hui disparu. Elle
reste visible sur les photos anciennes.
Sur le viaduc, et sur le remblai attenant, on trouve
encore les restes de la voie de béton, en « T » inversé, de l'aérotrain.
Né dans les années 70, des cerveaux de
l’entreprise de l’ingénieur
Bertin (voir aussi les liens
suivants :
1
et 2),
l’aérotrain circulait en essai entre Limours et Gometz, sur les emprises de la ligne de Gallardon, à des vitesses très supérieures
à celles que pratique aujourd’hui, en service commercial, le
TGV. Cet excitant projet, très en avance sur son temps, n’a
jamais connu de développement industriel pour des
raisons toutes autant politiques que techniques.
La gare de Limours, P.O., actuellement
utilisée par les services techniques de la ville, a conservé son
architecture d'origine, une belle couleur de pierre, mais elle a perdu
ses quais.
Il ne reste de l’activité ferroviaire que le nom de la gare, gravé
dans la pierre…
Les machines pouvaient être remisées sous cette halle, achetée
dans un piteux état par son propriétaire, qui l'a entièrement et
remarquablement rénovée, et l'utilise pour son activité industrielle
(société SAEG International à Limours).
Tout à coté de la halle, le château d'eau, a été élégamment transformé en bureaux qui feraient le rêve de plus d'un amateur de voies ferrées.
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